jeudi 9 décembre 2010

Brutus et la Nouvelle-Calédonie | Spaceship to you


Je pouvais pas faire autrement, sur le coup j'ai vraiment eu peur. Une fuite de 10 secondes dans le lit, pour protéger mon dos. L'attaque d'hormones au cerveau était plus que brutale, je me suis retrouvé, encore, les quatres fers en l'air à me raconter de meilleures heures, des endroits plus beaux. Mais d'un autre côté, j'étais bien, là, juste là avec la flanelle entre les yeux. Confortable et mieux que le coton, vraiment mieux. Ça prend la chaleur de ton corps puis ça te la renvoit on dirait; pas mal intelligent pour une couverte. Je m'y sent haut-perché, comme... déconnecté. Une fois rendu aux bouts de mes synapses brûlées, t'es là, encore, puis je te demandes, encore:

« T'étais pas parti toé?»

Yd.


illustration: Twisted Vintage (Blogspot)

lundi 6 décembre 2010

Polytechnique.

Wapiti Hunting | Part 1


Batifoles Grand’Jambe.

Rends les folles : rampantes.

Imprimes-toi, donnes leur la varice,

La varicelle avariée


Défends-toi Grand’Bras

Prends leur le foie et arraches.

Fais le cannibale, déchires les abats.

Écorches son panache!


Fais-leur la peau aux cent-vingt maux

une affaire de papier sablé,

de scies dentelées.

Frottes au vif, juste assez brut

Vas-y au pif, décharges ton rut


Parodies-toi Grand’Sage

Poses en maitre de chasse

Effrites ton wapiti,

fais-toi sa peau pour alibi.

Sur papier, gribouillis,

en lettres manuscrites :


«Parti en Gaspésie.»



Yd.

Illustration: Posable Teen / http://twistedvintage.blogspot.com

Minor injuries | Cyclope


Oh dear,
you know a bitch gotta' stay dipped.











Yd.

samedi 4 décembre 2010

Tu m'as aimé, dans cette nano-seconde où
tu as reniflé mes cheveux, ta main sur ma hanche.
Et puis tu t'es endormi.

jeudi 2 décembre 2010

A+: How I learned that one month is fucking nothing.

Cette nuit, la voisine pleure.
Quand elle ne pleure pas, souvent, elle baise.
Toujours vers onze heures, régulière comme les
cloches de l'église.

Il neige.

Je sens que ça va se gâter bientôt.
Tu vas en avoir assez, de ces manies insidieuses.
Tu vas en avoir assez, de ce corps décharné qui
se cramponne à ton dos, pour que tu ne partes jamais.
De nature pessimiste, oui.

J'en ai vu d'autres, il y a un temps.

Sauf que la nouveauté a un lustre d'interdit;
la voisine me l'a dit, un soir, vers onze heures.
Je veux traverser au feu rouge, fumer dans les bars.
Toi et ta caméra, ton panache, tes taches de rousseurs.

Je veux oublier. Pas toi.

J'ai noyé la Russie pour un soupir. Le tien.
Rends-le moi ou donne-moi tout.

Un jour, on ira se baigner dans un lac, quelques
part dans les bois. Tu me texteras.



Pas trop sérieusement, please.
With love,
J

Berdach'us Astro:logicus | Logique céleste du fléau identitaire


Mon nouvel accordéon résonne de symphonies chartreuses

Une trance infectieuse
où les mots seraient trop précis.


Mon bel accordéon ternit les chansons charmeuses

Une pierre semi-précieuse
illuminait le fond d'un puit.


Finalement, la salope de roche était née sous sagittaire
je lui faisait le confort, je lui baisait les mains
et lui proposait même des ambitions.


Je ne joue plus d'accordéon; de ses décadences amoureuses

Les lubies de pleureuses,
sont affaires de mauviettes et de fifis.

À côté, couverts de germes, bacchanales de
méninges, stupéfiant endocrine
proximités officieuses
verre de coke dans le nez.

Quelque chose de véritable,
un futur bien stable
admettons-le.

LOlve You BillyBoy.


Yd.